Les produits de défense des cultures, parfois retrouvés dans l’eau, ont plusieurs origines : La principale relève de pollutions dites « ponctuelles ». Elles s’évitent en aménageant les sites d’exploitation, l’aire de remplissage des pulvérisateurs, le local de stockage des produits, en gérant les fonds de cuve,…Les autres contaminations sont parfois liées à des pollutions « diffuses ». On y distingue d’abord les contaminations directes de l’eau de surface. Elles sont évitées par l’aménagement de bandes enherbées le long des cours d’eau, par l’utilisation de buses anti- dérive,…
Enfin, bien moins connues, les pollutions diffuses peuvent être liées à la percolation des produits de défense des cultures avec l’eau qui s’infiltre. En sols de craie, l’infiltration de l’eau est essentiellement verticale. Dans le cadre d’une agriculture productive à haute valeur environnementale, la Chambre régionale d’agriculture de Champagne-Ardenne s’est associée à l’AREP* dès la campagne 2008- 2009, autour d’une étude originale Phyt’Eau-Réf. Cette étude porte sur la détection et la mesure, dans l’eau qui s’infiltre, des substances actives épandues en surface pour protéger les plantes cultivées. Cette étude de longue
durée complète les aménagements des sites d’exploitation ou des bords de cours d’eau. Elle ne concerne que l’éventuelle percolation verticale des substances actives liées à la protection des plantes, hors drainage ou ruissellement sur les parcelles. Le site de Thibe dans la Marne est le support privilégié de cette étude. L’historique des pratiques culturales, parfaitement connu, permettra d’exploiter immédiatement les résultats.Quatre sites satellites installés chez des agriculteurs volontaires complètent le dispositif. (Association Régionale d’Etude des Productions végétales en Champagne).