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Article publié dans l'AEF suite à l'Assemblée Générale de CARINNA

Article publié dans l’AEF suite à l’Assemblée Générale de CARINNA

 

Suite à l’Assemblée Générale de CARINNA, l’AEF - Agence Education Formation- a publié le 21 juillet dernier sur son site une interview du Directeur Vincent STEINMETZ.

 

Veuillez trouver ci-dessous l’intégralité de l’article publié avec l’aimable autorisation de l’AEF. Dépèche 117638. Journaliste : Pascaline MARION.

L’agence d’innovation Carinna va encourager les thésards à créer leur entreprise », selon son directeur Vincent Steinmetz, directeur de Carinna D.R.« Encourager les thésards et les post-doctorants à se lancer dans la création d’entreprises » et « contribuer à une meilleure lisibilité de la stratégie régionale d’innovation » : tels sont les deux principaux objectifs fixés à Carinna, l’Agence régionale pour la recherche et l’innovation en Champagne-Ardenne, pour l’année à venir, indique début juillet 2009 son directeur Vincent Steinmetz, suite à l’assemblée générale annuelle. Selon lui, une agence régionale d’innovation peut jouer un rôle crucial « d’architecte » dans un contexte marqué par les difficultés économiques et la montée en puissance des pôles de compétitivité : « Il s’agit de mettre ensemble les bonnes compétences de la recherche publique et de l’industrie, d’aider les porteurs à mettre en œuvre leurs projets, et d’identifier les financements pour les y accompagner ». Dans une interview à AEF, Vincent Steinmetz fait le point sur les trois modes d’action de Carinna : « l’ingénierie de projets », « l’aide au transfert technologique et à la valorisation » et « l’appui au développement de l’innovation dans les entreprises ».

L’agence Carinna a été lancée en janvier 2007 à l’initiative du conseil régional de Champagne-Ardenne et d’Oséo. Elle regroupe les 15 permanents qui travaillaient auparavant au sein de l’incubateur régional, du RDT (réseau de diffusion technologique) et des quatre structures d’animation de la recherche thématiques champardennaises (1).

AEF : Après une année consacrée à la mise en place de Carinna, l’année 2008 a-t-elle permis de développer les projets public-privé ?

Vincent Steinmetz : La réalisation de projets collaboratifs a fortement progressé. Nous avons accompagné les acteurs scientifiques dans le cadre du deuxième appel d’offres du CPER 2007-2013. Les laboratoires et les entreprises se sont beaucoup mobilisés : 11 projets [présentés par des labos, avec une ou plusieurs entreprises] ont été sélectionnés en 2008, ce qui correspond au double de l’année précédente.

Ce soutien a créé un véritable dynamisme au niveau des entreprises… Dans le nouvel appel d’offres à recherche collaborative lancé fin 2008 par le conseil régional (hors CPER), 45 entreprises porteuses ont répondu à l’appel, avec une cinquantaine de projets partenariaux se montant de 200 000 euros à 1,4 million d’euros. Au vu de l’engouement constaté, l’ensemble des acteurs sera accompagné, même hors appel d’offres. L’autre intérêt, c’est de disposer d’un panorama des actions et des compétences existant au sein des universités et des industries de la région.

AEF : Etes-vous aussi satisfait en termes de création d’entreprises ? Avez-vous fixé des objectifs quantitatifs ?

Vincent Steinmetz : Six nouveaux projets sont entrés en incubation en 2008, pour une moyenne annuelle allant de 5 à 10 projets. Mais l’an dernier, nous avions en fait accompagné 17 projets au total, en comptant le soutien continu aux projets concrétisés les années passées.

Depuis la création de l’incubateur en 2001, 45 projets de création d’entreprises ont été accompagnés, issus de la recherche publique ou en lien avec cette recherche. Il en résulte 25 entreprises en activité, qui emploient une cinquantaine de personnes… Bien sûr, nous avons élaboré un plan de développement des projets de création d’entreprises ; mais il faut garder en tête l’aspect qualitatif. Pour faire émerger davantage de projets issus de la recherche publique, nous tâchons d’encourager les thésards et post-doctorants à se lancer dans la création d’entreprises. En France, il reste un important travail de sensibilisation et d’évolution des mentalités à mener, en associant les universités et les organismes de recherche, même si les choses ont évolué depuis une dizaine d’années.

AEF : Quelles sont vos actions auprès des PME ?

Vincent Steinmetz : Les membres du RDT (réseau de diffusion technologique) ont réalisé environ 1 500 visites d’entreprises l’an dernier. En période de crise, l’innovation est perçue comme un moyen de survie à moyen-terme. On a vu croître les demandes de PTR (prestation technologique réseau), un dispositif qui permet d’accompagner des entreprises dans leur première démarche d’innovation lorsqu’elles font appel à des prestataires : par exemple, dans le cadre de dépôts de brevets, d’études de marché ou de faisabilité technique, etc.. Sur les quatre premiers mois de 2009, nous avons enregistré autant de demandes de PTR que sur l’année dernière entière, soit une trentaine. D’ici fin 2009, on aura sans doute dépassé l’objectif d’une cinquantaine. C’est presque un problème pour nous, car on ne veut pas être identifié par ce seul volet. L’objectif serait d’utiliser ces PTR pour favoriser des projets d’innovation plus ambitieux à moyen-terme au sein des entreprises.

AEF : A l’automne, la stratégie régionale de l’innovation [demandée par la Commission européenne] doit être mise en place. Comment Carinna y contribue-t-elle ?

Vincent Steinmetz : Nous sommes associés à la phase diagnostic, conduite par l’Etat et la région, dans le but de construire le meilleur accompagnement possible des pôles de compétitivité et des PME par les fonds structurels européens. Nous faisons des recommandations à la fois sur les aspects thématiques et sur les aspects transverses, tels que la sensibilisation à l’entrepreneuriat.

De plus, une large consultation a été mise en place en vue d’identifier les filières les plus porteuses. Il en existe de trois types : les secteurs émergents à fort potentiel d’innovation [en agro-ressources, en mécanique et en matériaux], les secteurs traditionnels où l’innovation a été peu développée comme le textile, et enfin les nouveaux domaines qui émergent seulement, comme la sécurité dans les Ardennes et le biomédical en Haute-Marne.

AEF : Quelle est l’objectif de la convention-cadre signée en mai avec le pôle de compétitivité lorrain-champardennais Matéralia (AEF n°111016) ?

Vincent Steinmetz : Nous avions signé une convention du même type avec le pôle mondial IAR partagé avec la Picardie. Les agences régionales d’innovation ont vocation, comme les pôles, à accompagner les labos et les entreprises. Nous avons donc intérêt à définir nos rôles respectifs, ainsi qu’à prévoir des ponts entre nous, à la fois pour permettre à un porteur de projet au sein d’un pôle de passer par notre incubateur et pour faciliter l’intégration d’une entreprise dans l’un des pôles de compétitivité.

(1) Europol’Agro (pour la valorisation des agro-ressources et le développement durable), Mapi(Matériaux avancés et procédés mécaniques innovants), Icos (Information, communication, organisation et sécurité des systèmes) et la structure « santé ».

Retrouvez toutes les dépèches sur le site de l’AEF www.aef.info

 
 
 
 
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